Mars 2011

« Ecrire c’est passer deux ans sur vingt pages, être absent à son entourage et à soi-même.
Puis, une fois posé le point final déboucher une bouteille de Sancerre et la boire en pleurant.
C’est aussi le dégout de se relire et une certaine satisfaction d’être soi. »
Zadie SMITH.

C’est un beau résumé de ce que je ressens en ce moment. Un an d’écriture, et puis la relecture…
Horrible sensation que l’on aurait pu mieux faire, qu’il faut reprendre, peaufiner, ou même tout recommencer.

La relecture : un enfer pour moi. Pas de plaisir, juste un œil critique, dur, insensible.

En plus, sans Nath c’est une nouvelle façon de travailler, plus moyen d’échanger, de se rassurer, de se motiver mutuellement.

Ce mois de mars est passé et je n’ai rien vu. Il faut dire que j’ai été beaucoup occupée. Enormément de changements, une nouvelle maison, un déménagement, des travaux, reprendre ses marques, organiser une nouvelle vie.

Je suis heureuse quand même parce que le printemps s’installe lentement, je peux enfin sortir de mon hibernation, me mettre au soleil, profiter des premiers rayons, de la chaleur agréable.

Un deuxième roman n’est pas simple à gérer. On voudrait qu’il soit meilleur que le premier et on se met une pression supplémentaire.

Je travaille sérieusement mais j’essaie de prendre du plaisir quand même.

L’inspiration est toujours présente et l’envie aussi.

Je suis pleine d’envies, envie d’écrire, envie de créer, envie de rire, envie d’aimer.