L'histoire de notre roman
Septembre 2009, le retour des vacances d’été.
Difficile de reprendre le rythme !
L’ambiance au boulot est stressante et pesante, un évènement majeur pèse sur tout le monde.
A chaque déjeuner que nous prenons avec d’autres collègues de travail sur place, et pour parler d’autres choses, Nathalie et moi, découvrons au travers d’une de nos nombreuses conversations que nous avons toutes les deux l’envie d’écrire.
Ecrire oui mais quoi ?
A deux est-ce possible ?
Qu’à cela ne tienne, nous commençons à échanger nos idées sur ce que nous pourrions écrire et comment.
Très vite, on se prend au jeu, notre imagination est en marche et nous voilà lancées !
Une ébauche d’histoire, un plan et chacune de nous noircit du papier pendant le week-end.

Oui, en fait c’est vite dit.
Sabrina était totalement inspirée par l’histoire et moi, il a fallu que je m’en imprègne.
La répartition des rôles s’est faite naturellement, à Sabrina le personnage féminin qu’elle sentait bien, à moi les personnages masculins.


Nous nous rendons compte rapidement que nous sommes complémentaires dans l’écriture, Nathalie décrivant avec beaucoup de détails les lieux, l’ambiance et moi qui préfère de loin les dialogues et les sentiments.
A ce moment là, nous ne savons ni l’une ni l’autre où nous allons mais le plaisir que nous prenons à écrire et à nous retrouver le lundi ou le mardi pendant la pause déjeuner pour voir ce que nous avons produit nous booste.
Le temps passe et nous tenons bon.
Bien sûr, parfois nous avons des coups de mou mais jamais en même temps.
Alors quand j’ai mon premier manque d’inspiration, Nat est là pour me redonner confiance et après trois semaines de page blanche, je reprends du poil de la bête et je repars.
C’est surtout au milieu du livre que j’ai « souffert ».
Pendant six mois, nous écrivons sans nous poser d’autres questions et le jour où nous mettons le mot fin, c’est le pied.

Oui, le sentiment d’achèvement, d’avoir été au bout de l’histoire est quelque chose d’indescriptible. D’avoir réussi à raconter une histoire qui se tient, qui se lit facilement ; Quelque chose de très visuel, c’était très important pour moi.

A la grande surprise de tous, nous sommes arrivées au bout : l’histoire est terminée mais nous ne pensons même pas à dire « le livre ».

Ah oui, le livre est encore une conception trop floue pour nous.
Nous, nous goûtons simplement la joie d’avoir fini ensemble sans nous bagarrer, sans disputes.
En fait, comme l’a dit Sabrina nous sommes très complémentaires. L’histoire a donc évoluée en tenant compte de nos caractères différents.